La trêve tant espérée entre le Hamas et Israël, prévue initialement pour ce jeudi, a été repoussée en raison de détails délicats concernant la liste des otages à libérer. Les autorités israéliennes ont annoncé que, compte tenu de la complexité des discussions, aucun otage israélien ne serait libéré avant vendredi, repoussant ainsi l’échéance de la trêve.
Un responsable palestinien a indiqué jeudi à l’AFP que la trêve dans la bande de Gaza, initialement prévue jeudi, avait été repoussée pour des discussions « de dernière minute » sur les « noms des otages israéliens et les modalités de leur remise » à une tierce partie.
« Le retard s’explique par des détails de dernière minute sur les noms des otages israéliens et les modalités de leur remise », a-t-il fait valoir.
D’abord il a été proposé « qu’ils soient remis via la Croix-Rouge pour les emmener en Egypte », frontalière de la bande de Gaza, avant d’être confiés « à la partie israélienne », a dit ce responsable proche des négociations. « Puis il a été proposé qu’ait d’abord lieu une visite médicale de cadres de la Croix-Rouge pour s’assurer de l’état de santé des otages » puis une visite de celle-ci aux autres otages civils « pour qu’ils s’assurent de leur état de santé », a-t-il ajouté. « Le Hamas est prêt à se plier à tous les mécanismes décidés. Il appliquera celui qui sera choisi », a-t-il encore assuré.
« Les médiateurs qataris, égyptiens et américains veilleront à l’application de cet accord et noteront s’il y a des violations. Ce sont eux qui sont les garants de la mise en œuvre de l’accord de trêve et des discussions pour y arriver ».
Le Qatar a estimé jeudi que ces négociations se poursuivaient « de façon positive » et que l’accord sur la trêve serait « mis en œuvre dans les heures à venir ».