Le premier ministre Ariel Henry était présent lors du lancement des négociations, mais l’atmosphère de la réunion était tendue.
La première journée de négociation entre les acteurs clés de la crise politique en Haïti et le groupe des éminentes personnalités de la Caricom a pris un départ chaotique vendredi 8 décembre, soulevant des préoccupations quant à la résolution imminente de la crise qui perdure depuis plusieurs mois.
La réunion, qui a débuté avec un certain retard, a été marquée par des désaccords fondamentaux sur la méthodologie des négociations. Edgar Leblanc Fils, le point focal pour la déclaration de Kingston, a exprimé des inquiétudes quant à la manière dont les négociations devraient se dérouler, tandis que André Michel, représentant de l’autre camp, a donné son accord pour avancer.
La présence du Premier ministre Ariel Henry a donné un poids significatif à cette rencontre cruciale, mais les tensions se sont intensifiées lorsque Himler Rébu, représentant du groupe de la société civile, avant même la projection d’une diapositive du document de proposition du Groupe des Personnalités Éminentes (GPE), a signalé l’absence de certains membres de son camp, notamment Magali Comeau Denis, prétendant qu’elle n’était pas informée de la réunion. M. Rébu a demandé un report de la réunion au samedi à 9 heures pour permettre la participation de tous les membres de son groupe.
Le GPE, qui a déjà tenté à plusieurs reprises de réunir les acteurs haïtiens en vue de trouver une solution à la crise, se heurte à des réactions mitigées. Sa proposition, avant même le début des discussions, est souvent rejetée ou qualifiée d’insuffisante pour rétablir l’équilibre dans l’exercice du pouvoir dirigé par le Premier ministre Ariel Henry au cours des deux dernières années.






















