La Direction départementale de la protection civile, avec le concours de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), a réuni les acteurs du Sud-Est pour un atelier consacré à la situation de déplacement. Très vite, l’atmosphère a cessé d’être seulement administrative. On sentait une pression silencieuse, celle qui vient quand les familles ne savent plus combien de temps elles devront rester en attente, ni à quel moment la vie va redevenir stable.
Dans la salle, les autorités locales étaient là, face à leurs responsabilités. Délégation, vice-délégation, maires, directeurs départementaux, et représentants des entités concernées ont participé aux échanges. Ce n’était pas un rassemblement de routine. C’était un moment où chacun devait regarder en face la réalité : la protection civile ne se mesure pas seulement en discours, mais en capacité à répondre, à temps, et avec constance.
Ce travail a eu lieu ce mercredi 6 mai 2026, à Jacmel. Pour les participants, cette date comptait autant que le contenu : il fallait avancer sans tarder, parce que les déplacements, eux, n’attendent pas.
Les responsables indiquent que l’objectif était de réfléchir sur les pistes de solutions, tout en analysant les enquêtes de progrès menées vers des solutions durables. Les discussions ont été marquées par une volonté ferme : ne pas se contenter d’un bilan, mais chercher le point exact où ça bloque, et décider ce qu’il faut changer, concrètement, pour que les efforts aboutissent.
Au cœur de l’atelier, il y avait aussi un rappel exigeant : clarifier les rôles et les responsabilités des autorités locales en matière de protection civile. Protéger, ce n’est pas regarder ailleurs. Protéger, c’est assumer. Et cette fois, les participants semblaient déterminés à transformer l’inquiétude en action, avec une même exigence : donner aux personnes déplacées une stabilité réelle, et pas une promesse de passage.