Le hantavirus est une maladie virale transmise principalement par les rongeurs, surtout les souris sauvages. Les humains peuvent être infectés en respirant de la poussière contaminée par l’urine, les excréments ou la salive des animaux infectés. La maladie ne se transmet presque jamais entre humains, sauf dans certains cas rares liés à la souche appelée “Andes”.
Les premiers symptômes ressemblent souvent à une forte grippe : fièvre, fatigue, douleurs musculaires et maux de tête. Dans les cas graves, le virus attaque rapidement les poumons et peut provoquer une détresse respiratoire sévère. Le taux de mortalité reste élevé, particulièrement dans les Amériques.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), entre 10 000 et 100 000 infections à hantavirus sont enregistrées chaque année dans le monde, principalement en Asie et en Europe. Dans les Amériques, huit pays ont signalé 229 cas et 59 décès en 2025, soit un taux de mortalité d’environ 26 %.
Aux États-Unis, les Centres américains de contrôle des maladies (CDC) indiquent que 890 cas confirmés ont été recensés entre 1993 et 2023.
Depuis le début du mois de mai 2026, les autorités sanitaires surveillent aussi une épidémie inhabituelle liée à un navire de croisière en Atlantique. L’OMS a confirmé plusieurs cas de hantavirus, dont trois décès. Les experts précisent toutefois que le risque pour la population mondiale reste faible.
Les spécialistes recommandent surtout d’éviter le contact avec les rongeurs et de bien ventiler les espaces fermés avant de nettoyer des endroits poussiéreux comme les entrepôts, garages ou maisons abandonnées.