La simulation est l’un des comportements les plus critiqués dans le football moderne. Qu’il s’agisse de se laisser tomber sans contact, d’exagérer une faute ou de feindre une blessure, l’objectif est toujours le même : tromper l’arbitre pour obtenir une décision favorable. Pourtant, les Lois du Jeu de l’IFAB sont sans ambiguïté : la simulation est un comportement antisportif et doit être sanctionnée.
La Loi 12 précise qu’un joueur qui tente délibérément de tromper l’arbitre, notamment en simulant une faute ou une blessure, commet un acte de comportement antisportif. Dans ce cas, l’arbitre doit lui adresser un carton jaune.
Lorsque le jeu est arrêté uniquement parce que l’arbitre a constaté une simulation, la rencontre reprend par un coup franc indirect en faveur de l’équipe adverse à l’endroit où l’infraction a été commise. Si, en revanche, une autre infraction a réellement eu lieu, la reprise du jeu est déterminée par cette faute et non par la simulation.
L’arrivée de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) a également renforcé la lutte contre ce phénomène. Lorsqu’une simulation conduit à l’attribution d’un penalty ou à une autre décision importante, les images peuvent permettre à l’arbitre de corriger son jugement, d’annuler la décision initiale et d’avertir le joueur fautif.
Au-delà de la sanction disciplinaire, la simulation est considérée comme une atteinte aux valeurs fondamentales du football. Elle va à l’encontre du fair-play, de l’honnêteté et du respect des adversaires, des arbitres et du jeu lui-même.
Le message des Lois du Jeu est donc clair : tenter de tromper l’arbitre n’a pas sa place sur un terrain de football. La simulation est un comportement antisportif qui expose son auteur à un avertissement et aux conséquences prévues par le règlement.
De ce fait, le carton rouge de Breel Embolo est bel et bien mérité.
La loi est dure, mais c’est la loi.