À Léogâne, le rara continue de rassembler malgré une interdiction municipale justifiée par des questions de sécurité. Le mardi 7 avril 2026, sur le terrain, les passionnés ne cachent pas leur inquiétude, mais ils ne renoncent pas. La musique circule, les tambours résonnent à nouveau, et la ville écoute. Le sujet divise également : il a été discuté à la Cité d’Anacaona et reste au cœur des tensions locales.
Malgré la consigne de la municipalité, plusieurs bandes ont maintenu le cap. Elles affirment agir avec prudence, mais souhaitent avant tout que la saison rara 2026 ne soit pas interrompue. Les activités se sont d’abord concentrées autour de la Fleur de Rose.
Dans le même temps, la mairie annonce des changements. Selon les informations disponibles, le limogeage du cartel municipal dirigé par Ernson Henry a ouvert la voie à une nouvelle administration. Celui-ci a été remplacé par Me Mimy Roberson, Dorly Leriche et Mme Eldwige Romain. Leur mission est claire : encadrer les festivités et réagir rapidement. Sur le terrain, la population attend des résultats, pas des promesses.
En moins d’une semaine, les cérémonies rara ont retrouvé une place visible dans la vie quotidienne. Des organisateurs évoquent un impact concret : le centre-ville aurait été assaini, les animations populaires auraient renforcé les liens entre les habitants, et les activités locales auraient repris, avec un effet immédiat sur l’économie.
Le programme n’a pas été figé. Il a été élargi, avec notamment le festival de cerf-volant « YAV » et des sorties « YAP ». Le moment le plus attendu reste le défilé final des six grandes bandes.
Le thème, « Kilti n se idantite n », porte un message fort. Pour beaucoup, il ne s’agit pas seulement de musique, mais de dignité, d’appartenance et de fierté. Ce que Léogâne réclame désormais, c’est une sécurité effective et une protection réelle de sa culture, sans compromis.