Aux Cayes, l’éducation s’impose comme une priorité nationale. À l’occasion des Assises nationales, le Fonds National de l’Éducation (FNE) a plaidé pour la mise en place d’une stratégie claire, durable et capable de s’inscrire dans le temps.
Le lundi 13 avril 2026, décideurs publics, acteurs économiques et membres de la diaspora se sont réunis dans la ville pour réfléchir aux solutions à apporter au système éducatif haïtien. Les échanges ont été marqués par une volonté commune : passer des constats aux actions concrètes.
Dans son intervention, le directeur général du FNE, Elysé Colagène, a défendu la reconduction du prélèvement de 1,50 dollar sur les transferts internationaux. Selon lui, cette contribution doit devenir un levier financier structurant pour soutenir durablement les politiques éducatives du pays.
Il a toutefois insisté sur la nécessité d’aller au-delà d’un simple mécanisme institutionnel. Pour être efficace, cette contribution doit s’appuyer sur une implication plus forte et mieux organisée de la diaspora haïtienne. L’objectif est de renforcer le lien avec les Haïtiens de l’étranger et d’assurer un suivi plus concret des initiatives financées.
Le directeur général a également salué la qualité des discussions et l’importance de maintenir un dialogue national autour de l’éducation. Il estime que la mobilisation de la diaspora peut jouer un rôle clé dans la stabilité sociopolitique et dans l’accélération du développement du pays.
Au terme de ces échanges, un message s’impose : construire une éducation solide et durable nécessite des engagements clairs, des ressources fiables et une mobilisation collective à long terme.