Écrivain, académicien et désormais peintre, Dany Laferrière poursuit depuis plusieurs décennies une œuvre où se rencontrent mémoire, imagination, littérature, identité et liberté. De ses débuts en 1985 à son entrée à l’Académie française, en passant par son retour régulier en Haïti et son intérêt croissant pour la peinture, l’auteur de « L’Odeur du café » n’a cessé d’explorer de nouvelles manières de raconter le monde. Dans cet entretien accordé à Le Témoin Haïti, il revient sur son rapport à l’écriture, à la lecture et au temps, évoque la jeunesse, son regard sur Haïti, son expérience de l’Académie française et la place de Legba dans son imaginaire. Il parle également de peinture, cette nouvelle pratique qui, loin de remplacer l’écriture, lui offre une autre manière de s’exprimer et de trouver le silence.