Haïti possède un patrimoine naturel d’une richesse remarquable, caractérisé par une diversité de paysages, de reliefs et d’écosystèmes qui abritent une faune et une flore particulièrement importantes. Des massifs montagneux aux forêts humides, en passant par les espaces insulaires, le territoire haïtien renferme des milieux naturels qui méritent une attention particulière. Une carte publiée dans la revue Haïti Perspectives, volume 4, numéro 4, hiver 2016, met en évidence douze points chauds de la biodiversité répartis à travers le pays.
Ces douze sites sont présentés suivant un calendrier qui associe chaque mois de l’année à un espace naturel. Le parcours commence en janvier avec Grand Bois, suivi de Deux Mamelles en février et de Belle Vue en mars. En avril, l’attention se porte sur Grande Colline, tandis que le mois de mai est consacré au massif de Macaya, l’un des espaces naturels les plus connus d’Haïti. En juin, c’est le Bois Pangnol qui figure sur la carte.
La seconde moitié de l’année permet de découvrir six autres sites. Tête Bœuf est associé au mois de juillet, La Visite à celui d’août et La Selle à septembre. En octobre, la carte met en évidence La Gonâve, avant de présenter Morne Bœuf en novembre et Morne Basile en décembre. Ces douze espaces dessinent une géographie écologique qui traverse plusieurs départements et régions du pays, du massif de la Selle au Sud-Est jusqu’aux reliefs du Nord, en passant par la péninsule du Sud et les territoires insulaires.
Au-delà de leur localisation géographique, ces espaces rappellent l’importance des écosystèmes naturels dans l’équilibre environnemental du pays. Les forêts, les montagnes et les milieux naturels constituent des habitats indispensables à de nombreuses espèces végétales et animales. Ils participent également à la régulation des ressources en eau, à la protection des sols et au maintien des équilibres écologiques. Leur dégradation, sous l’effet notamment de la déforestation, des activités humaines non durables, des incendies et des changements climatiques, représente une menace pour la biodiversité et les communautés qui dépendent de ces ressources.
La présentation de ces douze points chauds invite ainsi à regarder le patrimoine naturel haïtien au-delà de sa seule valeur paysagère. Elle pose la question de la conservation des espaces naturels, de la protection des espèces menacées et de la responsabilité collective dans la préservation de l’environnement. Identifier ces sites constitue une étape importante, mais leur protection exige des politiques environnementales cohérentes, des travaux scientifiques, une sensibilisation des populations et une implication réelle des communautés locales. Car préserver ces territoires, c’est aussi protéger une part essentielle du patrimoine naturel et de l’avenir écologique d’Haïti.
