Le Centre d’Art d’Allenby Augustin a animé, ce mardi 24 février 2026, une causerie-débat au Plaza Kreyòl, sous l’égide du Café Philo Haïti-Sud. Plus qu’un simple échange intellectuel, l’événement s’est imposé comme un espace stratégique de réflexion sur les mécanismes de l’économie culturelle en Haïti, mettant en lumière les savoir-faire locaux tout en abordant leur positionnement sur la scène internationale.
Les discussions ont articulé une lecture à la fois locale et globale. Les intervenants ont souligné que les expressions culturelles haïtiennes — art, musique, artisanat, patrimoine vivant — peuvent s’inscrire dans les circuits internationaux sans renoncer à leur authenticité. Cette double ambition — valoriser le patrimoine et intégrer Haïti aux chaînes de valeur mondiales — a donné au débat une portée structurante.
Le panel réunissait des profils divers : artistes, galeristes, représentants institutionnels et intellectuels. Ensemble, ils ont esquissé une feuille de route pour consolider l’économie culturelle : renforcement des chaînes de valeur, professionnalisation des acteurs et amélioration de l’accès au financement des initiatives artistiques. Le cadre institutionnel a également été examiné afin de favoriser l’innovation tout en garantissant transparence et traçabilité des ressources.






Des projets pilotes associant ancrage local et partenariats internationaux ont été évoqués comme leviers d’innovation et de résilience. L’objectif est clair : démontrer que l’investissement dans la culture peut générer de l’emploi, dynamiser le tourisme culturel et renforcer la visibilité d’Haïti à l’international, sans compromettre l’intégrité des savoir-faire traditionnels.
Les échanges ont également mis en avant la nécessité de mieux former les porteurs de projets, de structurer les mécanismes de financement et d’améliorer les pratiques de gestion. La culture apparaît ainsi comme un levier stratégique pour répondre aux défis économiques tout en consolidant une fierté collective.
Les participants sont repartis avec des pistes concrètes : outils de suivi, partenariats académiques et vision partagée d’un modèle où l’art devient un véritable moteur de développement.
C/P : Sa kap fèt Okay